J'ai été déçue, c'est vrai. Je me suis dit, récemment, que je ne pouvais pas compter sur des gens en qui j'avais confiance et en qui je plaçais une estime tout à fait spéciale. Et même si je sais qu'on ne compte ses véritables amis sur les doigts d'une main, j'ai voulu essayer d'élargir ma collection. Maintenant, je m'en fous. Totalement. C'est sûrement passager, puisque beaucoup de choses le sont chez moi, circulant par vagues qui me submergent et qui me laissent toute pantelante. Pour des choses qui ne valent souvent pas la peine. De ce fait, aujourd'hui, j'ai décidé de me simplifier la vie. Je préfère vivre l'amitié comme une agréable surprise plutôt que de m'attendre à des choses extraordinaires, que de me faire des films sur les relations que j'ai avec mes amis et d'en être déçue. J'ignore si c'est ce qu'on appelle vivre au jour le jour. Mais je pense surtout qu'il est important de prendre les choses comme elles sont et de les accepter. Je tiens à rassurer les gens qui m'aiment, je ne tiens pas à devenir une pauvre fille insensible et rabougrie, loin de là. Mais je ne suis pas tout a fait d'humeur à me montrer joyeuse en ce moment, désolée. J'espère que ça passera vite.
Famille :
Ca ne va pas. Bien que ma famille se soit liée d'une force sans pareille, ces derniers jours, ça ne va pas du tout. La raison est claire, évidente. Mon chien va se faire piquer dans deux semaines et ça bouleverse tout le monde. Quoi de plus normal ? Notre chien a partagé treize ans de nos vies. Il fait partie de la famille. On l'aime. Je savais qu'un jour, il partirait. Comme l'a dit Hayao Miyazaki dans Princesse Mononoké, "Tout le monde finit par mourir. Tôt ou tard, c'est ça qui fait la différence." Je dois me faire une raison, il doit partir. C'est pour son bien et pour celui de toute la famille. Ses crises d'agressivité deviennent trop dangereuses. Et il souffre. On se dit qu'on lui rend service, en un sens, même si cette décision nous brise le coeur. Je sais que je ne suis pas la seule à vivre cette épreuve. Et je sais aussi que ça fait mal. Mais ça ira mieux, après un temps. La mort de quelqu'un qui nous est cher est douloureuse et c'est légitime. J'essaye de ne pas y penser et de vivre ces deux prochaines semaines le plus normalement du monde, lui donnant tout mon amour. Je veux qu'il s'endorme heureux. Ma famille est soudée et veut lui offrir deux semaines de bonheur avant de lui dire adieu. C'est dur pour nous, mais ça passera aussi. Ma seule crainte pour le futur concerne ma chienne. J'ai tellement peur qu'elle se sente seule. J'espère qu'elle ne souffrira pas de trop de son absence.



